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Calcul de la plus-value immobilière 2026 et de l'impôt à la revente

Plus-value immobilière 2026 réforme, calcul et simulateur d'impôt

La réforme annoncée pour 2026 n'a finalement pas été retenue : l'exonération reste acquise à 22 ans de détention. Calculez l'impôt dû à la vente de votre bien, abattements, forfaits et réintégration LMNP ou Jeanbrun compris.

  • Résultat immédiat, sans e-mail
  • Loi de finances et LFSS 2026
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Simulateur de plus-value immobilière 2026

Calcul de l'impôt sur le revenu (19 %), des prélèvements sociaux (17,2 %) et de la surtaxe, avec abattements pour durée de détention, forfaits frais et travaux, réintégration des amortissements LMNP et cas des non-résidents.

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1 Quel bien vendez-vous ?

Non-résident : l'exonération de résidence principale ne s'applique qu'à des conditions particulières. Voir le détail

2 L'achat

Date d'acquisition

3 La vente

Date de cession prévue
Vous ne connaissez pas sa valeur ? Estimer la valeur de mon bien
Facultatif, pour vous orienter vers le bon interlocuteur.

4 Frais et optimisations

Forfait appliqué automatiquement au-delà de 5 ans de détention.
Frais d'agence et diagnostics à votre charge.
Le seuil de la surtaxe (50 000 €) s'apprécie par propriétaire.
À remplir si LMNP ou Jeanbrun

Synthèse fiscale 2026

Durée de détention11 ans et 3 mois

Détail du calcul

Prix de cession250 000 €
Frais de cession- 0 €
Prix d'acquisition- 150 000 €
Forfait frais d'acquisition (7,5 %)- 11 250 €
Forfait travaux (15 %)- 22 500 €
Amortissements réintégrés+ 0 €
Plus-value brute66 250 €
Résidence principale : aucun impôt à payer. La plus-value est exonérée en totalité, sans condition de durée. Sur ce type de vente, c'est le prix obtenu qui fait votre net.

Impôt sur le revenu

Plus-value brute66 250 €
Abattement pour durée de détention : 36 %- 23 850 €
Plus-value imposable42 400 €
Impôt sur le revenu à 19 %8 056 €

Prélèvements sociaux

Plus-value brute66 250 €
Abattement pour durée de détention : 9,9 %- 6 559 €
Plus-value imposable59 691 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %10 267 €

Surtaxe sur les plus-values élevées

Plus-value imposable par propriétaire21 200 €
Seuil de déclenchement50 000 €
Surtaxe0 €
Total des impôts dus18 323 €
Net vendeur, à réinvestir 231 677 € Avant remboursement d'un éventuel prêt

Comment réinvestir ces 231 677 € ?

Immobilier locatif, placements, retraite ou transmission : on construit avec vous le meilleur usage de ce capital, idéalement avant la signature de la vente. Premier échange offert.

Simulation fournie à titre indicatif. Le net vendeur affiché ne tient pas compte du capital restant dû sur votre crédit ni des éventuelles indemnités de remboursement anticipé. Seule une étude complète permet un chiffrage exact.

Qu'est-ce qui fait vraiment bouger votre net ?

Les forfaits sont déjà appliqués. Il reste deux leviers : le prix et le moment de la vente.

Vendre 5 % plus cherVente à 262 500 € au lieu de 250 000 €
+ 9 043 € net
Attendre un an de plusVente en 2027, soit 12 ans de détention
− 943 € d'impôt

Sur votre dossier, 5 % de prix pèsent environ 10 fois plus qu'une année d'abattement supplémentaire.

Écart illustratif, ce n'est pas une promesse de prix. C'est justement pour ça que la valeur de départ doit être juste.

Méthodologie

Le calcul de l'impôt forfaitaire (19 %), des prélèvements sociaux (17,2 %), de la surtaxe immobilière et de la réintégration des amortissements LMNP a été modélisé et vérifié par Mathieu Bertrand-Demanes, conseiller en gestion de patrimoine. Dernière vérification des paramètres : . Seul un examen de votre dossier permet de confirmer le montant exact.

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Guide complet 2026 : calculer et optimiser sa plus-value immobilière

La revente d'un bien immobilier génère souvent un bénéfice. En France, cette plus-value est lourdement taxée si le bien n'est pas votre résidence principale. Voici toutes les clés pour maîtriser ce calcul, comprendre ce que la réforme 2026 a réellement changé, et réduire la facture légalement.

Sommaire
  1. Réforme 2026 : ce qui s'applique vraiment
  2. Taux 2026 : 36,2 %
  3. Qu'est-ce que la plus-value immobilière ?
  4. Exonération de la résidence principale
  5. Forfaits frais de notaire et travaux
  6. Réintégration des amortissements LMNP
  7. Abattements pour durée de détention
  8. Surtaxe immobilière
  9. Exemple chiffré complet
  10. Plus-value des non-résidents
  11. Textes de référence

Réforme de la plus-value immobilière 2026 : ce qui s'applique vraiment

Si vous êtes arrivé ici après avoir lu qu'une réforme allait raccourcir le délai d'exonération, voici la réponse directe : elle n'a pas été adoptée. Le régime de 2026 est identique à celui de 2025.

Ce qui a été voté à l'Assemblée

Pendant l'examen du projet de loi de finances pour 2026, un amendement porté par le député Corentin Le Fur a été adopté. Il ramenait de 22 à 17 ans la durée de détention ouvrant droit à exonération totale d'impôt sur le revenu, pour les résidences secondaires et les autres biens non affectés à l'habitation principale. L'objectif affiché : fluidifier un marché immobilier bloqué par la rétention.

Ce qui figure dans le texte final

La mesure n'a pas survécu à la navette parlementaire. La loi de finances pour 2026 ne comporte aucune réduction du délai d'exonération. Les durées restent donc fixées à 22 ans pour l'impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux, avec le barème d'abattements progressifs inchangé.

Le taux global d'imposition demeure lui aussi à 36,2 % : 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, auxquels s'ajoute la surtaxe progressive au-delà de 50 000 € de plus-value nette par cédant.

Le seul changement réel de la période ne concerne pas la durée de détention, mais les loueurs en meublé. Il est entré en vigueur en février 2025 et beaucoup de propriétaires l'ignorent encore : voir la section détaillée plus bas.

Un projet de réforme peut toujours revenir lors d'un prochain budget. Si vous envisagez une vente, la question n'est donc pas d'attendre une hypothétique baisse du seuil, mais d'arbitrer entre votre durée de détention actuelle, votre abattement acquis et l'évolution du marché. C'est exactement le type d'arbitrage que nous chiffrons lors d'un bilan.

Taux de la plus-value immobilière en 2026 : 36,2 %

En 2026, la plus-value immobilière d'un particulier résidant en France est taxée à 36,2 % après abattements pour durée de détention : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Une surtaxe de 2 % à 6 % s'y ajoute au-delà de 50 000 € de plus-value nette imposable par cédant.

Composition du taux d'imposition de la plus-value immobilière en 2026
PrélèvementTaux 2026Exonération totale
Impôt sur le revenu19 %Après 22 ans de détention
Prélèvements sociauxCSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %17,2 %Après 30 ans de détention
Taux global36,2 %—
Surtaxe2 % à 6 %Plus-value nette imposable ≤ 50 000 € par cédant (barème)

Pourquoi 17,2 % et pas 18,6 % de prélèvements sociaux ?

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, ce qui porte le taux général des prélèvements sociaux à 18,6 %. Cette hausse vise les dividendes, les intérêts, les plus-values mobilières et les bénéfices de location meublée. Les plus-values immobilières des particuliers figurent parmi les revenus exclus de la hausse, avec les revenus fonciers et l'assurance-vie : elles restent à 17,2 %.

Attention à ne pas confondre : un loueur en meublé paie 18,6 % de prélèvements sociaux sur ses loyers imposables, mais la plus-value réalisée à la revente de son bien reste soumise au régime des plus-values immobilières des particuliers, donc à 17,2 %.

Qu'est-ce que la plus-value immobilière ?

La plus-value immobilière correspond simplement à la différence mathématique entre le prix de vente de votre bien (prix de cession) et son prix d'achat initial (prix d'acquisition). Si cette différence est positive, vous avez réalisé un bénéfice imposable.

Formule de basePlus-value brute = prix de cession corrigé − prix d'acquisition corrigé

Cependant, l'administration fiscale vous permet de corriger ces prix. Vous pouvez déduire du prix de vente les frais supportés à l'occasion de la cession (commission d'agence à votre charge, diagnostics obligatoires), et surtout majorer le prix d'achat des frais de notaire et des travaux réalisés, ce qui diminue d'autant la base taxable.

Exonération de la résidence principale : quelle durée d'occupation ?

C'est la question la plus fréquente, et la réponse surprend souvent : aucune durée minimale d'occupation n'est exigée. Vous pouvez vendre six mois après avoir emménagé et bénéficier d'une exonération totale, sans plafond de montant.

Ce qui compte n'est pas la durée, mais la réalité de l'occupation au jour de la vente. Le logement doit être votre résidence principale effective et habituelle au moment de la cession. L'administration écarte l'exonération lorsque l'occupation est manifestement de circonstance, organisée dans le seul but d'échapper à l'impôt : un séjour bref sans changement d'adresse fiscale, sans consommation d'énergie cohérente et sans transfert du centre des intérêts familiaux sera contesté.

Le cas fréquent : vous avez déménagé avant d'avoir vendu

L'exonération reste admise si le bien était votre résidence principale au moment de sa mise en vente, si celle-ci a été engagée sans attendre et si le logement est resté inoccupé jusqu'à la signature. Le délai considéré comme normal est généralement d'un an dans un marché fluide, appréciable plus largement lorsque le marché est ralenti. En revanche, si vous mettez le bien en location pendant cette période, l'exonération tombe : il redevient un investissement locatif.

Dans cette situation, un prix affiché trop haut qui fait traîner la vente peut vous coûter l'exonération. Nous réalisons une estimation offerte de votre bien dans le Grand Ouest, pour le mettre en vente au bon prix dès le départ.

Deux autres exonérations utiles à connaître

  • La première vente d'un bien autre que la résidence principale est exonérée si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des quatre années précédentes, et si vous remployez le prix dans l'acquisition ou la construction de votre habitation principale dans les deux ans.
  • Les cessions dont le prix n'excède pas 15 000 € sont exonérées, ce seuil s'appréciant par bien et par cédant.

Frais de notaire et forfait travaux (l'astuce d'optimisation)

Pour diminuer votre impôt, vous devez gonfler le prix d'acquisition. La loi prévoit deux forfaits qui s'appliquent sans justificatif :

Le forfait « frais de notaire » (7,5 %)

Lors du calcul, vous pouvez ajouter au prix d'achat initial vos frais de notaire réels, ou opter pour une majoration forfaitaire de 7,5 %. Cette option est particulièrement avantageuse si vous avez acheté un bien neuf, où les frais réels ne sont que de 2 à 3 % : elle vous permet de déduire davantage que ce que vous avez effectivement payé.

Le forfait travaux (15 %)

Dès lors que vous possédez le bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez majorer son prix d'achat de 15 % au titre des travaux d'amélioration. Ce forfait s'applique même si vous n'avez réalisé aucun travail et aucune facture n'est exigée par le notaire.

Le piège de la réintégration des amortissements LMNP

Depuis le 15 février 2025, la règle a changé pour les loueurs en meublé non professionnels.

Jusque-là, le statut LMNP permettait d'amortir comptablement la valeur du bien pour effacer l'impôt sur les loyers, sans que cela n'impacte la plus-value à la revente, celle-ci relevant du régime des plus-values des particuliers. C'était la grande force du régime : un double avantage.

L'article 84 de la loi de finances pour 2025 impose désormais de soustraire du prix d'acquisition l'ensemble des amortissements déduits pendant la période de location meublée.

Et la portée est plus large qu'on ne l'a d'abord cru : une réponse ministérielle publiée le 24 mars 2026 a confirmé que la réintégration ne se limite pas aux amortissements pratiqués depuis 2025. Elle vise également ceux constatés avant cette date, quelle que soit la date de mise en location, dès lors que la vente intervient après l'entrée en vigueur du dispositif. Un propriétaire qui loue en meublé depuis 2012 doit donc réintégrer l'intégralité de ses amortissements.

Exemple : vous achetez 200 000 €, vous amortissez 50 000 € sur dix ans. À la revente, le prix d'acquisition retenu n'est plus de 200 000 € mais de 150 000 €. Votre plus-value imposable est mécaniquement gonflée de 50 000 €. Le champ « Amortissements déduits » de notre simulateur intègre ce paramètre.

Certains régimes échappent au dispositif et le traitement des amortissements portant sur des travaux déjà ajoutés au prix d'acquisition obéit à des règles particulières. Avant toute cession, faites valider votre calcul par votre expert-comptable ou votre notaire, ou .

Les abattements pour durée de détention

Plus vous conservez votre bien immobilier longtemps, moins vous paierez d'impôts. L'abattement commence à courir après la 5e année de détention pleine. Les taux diffèrent entre l'impôt sur le revenu (IR) et les prélèvements sociaux (PS), ce qui explique le décalage entre les seuils de 22 et 30 ans.

Taux d'abattement pour durée de détention, applicables en 2026 (CGI, art. 150 VC)
Année de détentionAbattement IR (19 %)Abattement PS (17,2 %)
Moins de 5 ans0 %0 %
De la 6e à la 21e année6 % par an1,65 % par an
22e année révolueExonération totale IR (100 %)1,60 % (soit 28 % cumulés)
De la 23e à la 30e année0 %9 % par an
30 ans et plusExonéréExonération totale PS (100 %)

La surtaxe immobilière (taxe additionnelle)

Si vous réalisez une plus-value importante, l'État applique une surtaxe progressive de 2 % à 6 %. Elle se déclenche uniquement lorsque la plus-value nette imposable, après abattement pour durée de détention, dépasse 50 000 € par cédant. C'est pourquoi le nombre de propriétaires compte : un couple marié dispose d'un seuil de 100 000 € avant d'y être soumis. Pensez à renseigner ce champ dans le simulateur.

Barème 2026 de la surtaxe sur les plus-values immobilières élevées (CGI, art. 1609 nonies G). PV = plus-value nette imposable par cédant.
Plus-value imposableMontant de la surtaxe
Jusqu'à 50 000 €Aucune
De 50 001 à 60 000 €2 % × PV − (60 000 − PV) × 1/20
De 60 001 à 100 000 €2 % × PV
De 100 001 à 110 000 €3 % × PV − (110 000 − PV) × 1/10
De 110 001 à 150 000 €3 % × PV
De 150 001 à 160 000 €4 % × PV − (160 000 − PV) × 15/100
De 160 001 à 200 000 €4 % × PV
De 200 001 à 210 000 €5 % × PV − (210 000 − PV) × 20/100
De 210 001 à 250 000 €5 % × PV
De 250 001 à 260 000 €6 % × PV − (260 000 − PV) × 25/100
Au-delà de 260 000 €6 % × PV

La décote appliquée juste au-dessus de chaque seuil évite un saut brutal de l'impôt. Les terrains à bâtir ne sont pas soumis à cette surtaxe.

Vous envisagez de vendre dans le Grand Ouest ? Découvrez comment notre pôle transaction accompagne la revente, de l'avis de valeur à la vérification du financement des acquéreurs.

Exemple chiffré : calcul complet d'une plus-value en 2026

Un couple a acheté une résidence secondaire 150 000 € le 1er septembre 2015. Il la revend 250 000 € le 1er décembre 2026, sans frais de cession ni travaux justifiés. Voici le calcul pas à pas, identique à celui du simulateur.

Calcul de l'impôt sur une plus-value immobilière de 66 250 € après 11 ans de détention, deux cédants
ÉtapeCalculMontant
Prix d'acquisition corrigé150 000 + forfait frais 7,5 % (11 250) + forfait travaux 15 % (22 500)183 750 €
Plus-value brute250 000 − 183 75066 250 €
Impôt sur le revenuAbattement 36 % (11 ans) → base 42 400 € × 19 %8 056 €
Prélèvements sociauxAbattement 9,9 % (11 ans) → base 59 691 € × 17,2 %10 267 €
Surtaxe42 400 € ÷ 2 cédants = 21 200 € par cédant, sous le seuil de 50 000 €0 €
Total des impôtsTaux effectif : 27,7 % de la plus-value brute18 323 €
Net vendeur250 000 − 18 323, avant remboursement d'un éventuel crédit231 677 €

Dans ce dossier, attendre un an de plus pour gagner une année d'abattement ne réduit l'impôt que de 943 €, alors qu'un prix de vente supérieur de 5 % augmente le net vendeur de 9 043 €. Une fois les forfaits appliqués, le prix de vente pèse davantage que le calendrier. Retrouvez d'autres situations réelles dans nos cas chiffrés de gestion de patrimoine, ou refaites le calcul avec vos chiffres.

Plus-value immobilière d'un non-résident en 2026

Un non-résident qui vend un bien situé en France est imposé en France sur la plus-value, à 19 % d'impôt sur le revenu, avec les mêmes forfaits et les mêmes abattements pour durée de détention qu'un résident (CGI, art. 244 bis A).

Des prélèvements sociaux réduits à 7,5 % pour les affiliés européens

Le vendeur affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d'un État de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse est dispensé de CSG et de CRDS. Il ne paie que le prélèvement de solidarité de 7,5 %, soit un taux global de 26,5 %. Les autres non-résidents supportent les prélèvements sociaux en totalité ; le simulateur retient alors 17,2 %, taux des plus-values immobilières, un point que certains praticiens discutent et qu'il faut faire confirmer par le notaire.

Deux exonérations propres aux non-résidents

  • L'ancienne résidence principale est exonérée si elle est vendue au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit le départ de France, et si elle n'a été ni louée ni prêtée entre-temps.
  • Un logement situé en France peut être exonéré dans la limite de 150 000 € de plus-value, une seule fois, pour un ressortissant d'un État de l'UE ou de l'EEE ayant résidé fiscalement en France au moins deux ans, sous conditions de délai de vente ou de libre disposition du bien.

Représentant fiscal : lorsque le prix de cession dépasse 150 000 € et que le vendeur réside hors de l'Union européenne et de l'Espace économique européen, la désignation d'un représentant fiscal accrédité est en principe obligatoire. Pour chiffrer votre cas, choisissez votre pays de résidence dans le champ « Votre résidence fiscale » du simulateur.

Textes de référence

Les règles et le simulateur de cette page s'appuient sur le Code général des impôts : article 150 U (champ d'application et exonérations), article 150 VB (prix d'acquisition, forfaits et réintégration des amortissements), article 150 VC (abattements pour durée de détention), article 200 B (taux de 19 %), article 1609 nonies G (surtaxe), article 244 bis A (non-résidents), ainsi que l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale (taux de CSG).

Rédigé et vérifié par Mathieu Bertrand-Demanes, conseiller en gestion de patrimoine à Nantes. Dernière vérification : . Contenu informatif, qui ne remplace pas l'examen de votre situation par un notaire ou un conseiller.

Foire aux questions : plus-value 2026

Les questions les plus posées sur la réforme, les exonérations et la réintégration LMNP. Pour votre vente, le premier échange est offert.

La réforme de la plus-value immobilière annoncée pour 2026 est-elle entrée en vigueur ?

Non. L'amendement adopté à l'Assemblée nationale pendant l'examen du budget 2026, qui ramenait de 22 à 17 ans la durée de détention ouvrant droit à exonération pour les résidences secondaires, n'a pas été retenu dans le texte final. Le régime reste inchangé : exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention et de prélèvements sociaux après 30 ans.

Combien de temps faut-il avoir habité un logement pour être exonéré au titre de la résidence principale ?

Aucune durée minimale d'occupation n'est exigée. Ce qui compte, c'est que le logement soit votre résidence principale effective au jour de la cession. Si vous avez déménagé avant la vente, l'exonération reste admise à condition que le bien ait été mis en vente sans délai anormal et qu'il soit resté inoccupé jusqu'à la signature. Le mettre en location entre-temps fait perdre l'exonération.

Au bout de combien de temps est-on exonéré d'impôt sur la plus-value en 2026 ?

L'exonération est totale au bout de 22 ans pour l'impôt sur le revenu (19 %) et au bout de 30 ans pour les prélèvements sociaux (17,2 %).

Quel est le taux d'imposition de la plus-value immobilière en 2026 ?

Le taux global est de 36,2 % : 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %), calculés après abattements pour durée de détention. Une surtaxe de 2 % à 6 % s'ajoute lorsque la plus-value nette imposable dépasse 50 000 € par cédant.

Les prélèvements sociaux sur la plus-value immobilière sont-ils passés à 18,6 % en 2026 ?

Non. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux, mais elle a exclu de cette hausse les plus-values immobilières des particuliers, les revenus fonciers et l'assurance-vie. La plus-value immobilière reste taxée à 17,2 % de prélèvements sociaux.

Comment est imposée la plus-value immobilière d'un non-résident ?

Le non-résident paie 19 % d'impôt sur le revenu, avec les mêmes abattements pour durée de détention. S'il est affilié à un régime de sécurité sociale d'un État de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, il ne supporte que le prélèvement de solidarité de 7,5 %, soit 26,5 % au total. Sinon, les prélèvements sociaux s'appliquent en totalité. Des exonérations spécifiques existent pour l'ancienne résidence principale, et un représentant fiscal peut être obligatoire au-delà de 150 000 € de prix de cession.

Quels biens sont totalement exonérés de plus-value en 2026 ?

La cession de votre résidence principale est totalement exonérée, quelle que soit la durée de détention et quel que soit le montant. Sont également exonérées les ventes dont le prix de cession ne dépasse pas 15 000 €. Enfin, la première vente d'un bien autre que la résidence principale peut être exonérée si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des quatre années précédentes et que vous remployez le prix dans l'achat de votre habitation principale sous deux ans.

En LMNP ou en Jeanbrun, dois-je réintégrer les amortissements dans le calcul de ma plus-value ?

Oui. Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits de vos revenus locatifs en LMNP au régime réel doivent être soustraits de votre prix d'acquisition, ce qui augmente mécaniquement votre plus-value taxable. Une réponse ministérielle du 24 mars 2026 a confirmé que la mesure vise aussi les amortissements pratiqués avant 2025. C'est pourquoi notre simulateur intègre le champ « Amortissements déduits ».

Puis-je déduire des travaux de ma plus-value ?

Oui. Si vous détenez le bien depuis plus de 5 ans, vous pouvez opter pour un forfait travaux de 15 % du prix d'acquisition, sans avoir à fournir de factures. Si vos travaux réels sont supérieurs, vous pouvez les déduire au réel sur justificatifs.

Comment fonctionne le forfait des frais de notaire ?

Vous pouvez déduire les frais de notaire réels liés à l'achat, ou opter pour un forfait légal de 7,5 % du prix d'achat, très souvent plus avantageux et plus simple à appliquer.

Quand et comment doit-on payer cet impôt sur la revente ?

Le prélèvement est effectué à la source. L'impôt est calculé, retenu et payé directement par le notaire au moment de la signature de l'acte authentique, via le formulaire Cerfa 2048-IMM. Le montant viré sur votre compte correspond donc à votre prix de vente net d'impôts. Vous n'avez aucune démarche de paiement ultérieure : il suffit de reporter le montant de la plus-value sur votre déclaration annuelle de revenus.

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