Grand Paris : L’immobilier d’entreprise veut devenir bas carbone !

20/02/2023
Grand Paris

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Lancé par la Ville de Patis en 2021, le nouveau Plan Local d’Urbanisme (PLU) bioclimatique entrera en vigueur au second semestre 2024. Ambitieux, il vise la décarbonation de l’immobilier — notamment l’immobilier tertiaire — en donnant la priorité à la rénovation du parc existant, à travers des investissements particulièrement conséquents.

La neutralité carbone de Paris d’ici 2050

Compte-tenu de l’urgence climatique, les grandes métropoles mondiales prennent progressivement des engagements pour décarboner leur environnement urbain. Malgré son avance en la matière, la Ville de Paris doit faire face à des enjeux et défis complexes, pour atteindre son objectif de neutralité carbone d’ici 2050.

Parmi les outils déployés par la métropole française, le nouveau PLU bioclimatique veut concilier les impératifs de la transition écologique, énergétique et patrimoniale. Pour cela, il prévoit de préserver et d’augmenter les espaces végétalisés, mais aussi, d’accroître le nombre de logements publics et de promouvoir la réhabilitation de l’existant.

Le volet tertiaire du nouveau PLU parisien

Comme l’immobilier représente 70 % des émissions de Gaz à effet de serre de Paris, il était absolument nécessaire de considérer l’ensemble du cycle de vie des bâtiments, comme l’exigence la norme environnementale RE 2020, pour viser la décarbonation.

Selon Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, le volet tertiaire du nouveau PLU bioclimatique est « beaucoup plus exigeant sur les normes de construction et d’utilisation du bâti tertiaire, en se basant sur la norme environnementale RE 2020 et au-delà »[1].

À noter que pour les bureaux, il faudra tripler les efforts d’investissement, pour atteindre les objectifs 2050, soit l’équivalent de 2 % du PIL de l’Île-de-France chaque année pendant les 25 prochaines années. L’idée étant d’« offrir des moyens clairs et lisibles, pour inciter les maîtres d’ouvrage à faire des choix programmatiques et architecturaux ambitieux », précise Emmanuel Grégoire. 1

Quelques exemples des défis immobiliers à venir

Bâtiment des années 1950, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul (14e arrondissement) va se transformer en un ensemble de 137 logements et de 2 700 m² de locaux d’activités. Un parfait exemple de la mixité des usages et de la mutabilité des bâtiments, gages de durabilité…

La Défense doit aussi se concentrer sur le million de mètres carrés, bientôt ou déjà obsolètes sur le plan énergétique : comme le quartier s’est fixé la division de son volume d’émissions carbone par deux d’ici 2030, il s’est d’ores et déjà lancé dans l’action, mobilisant les acteurs locaux, les occupants et les exploitants. « Cube Paris La Défense », sa ligue du Championnat de France des économies d’énergie, a permis de réaliser 15 % d’économies d’énergie sur plus de 750 000 m² bâtiments l’an passé…

À l’échelle du Grand Paris, les actions de décarbonation accompagnent déjà les futurs Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Au-delà de l’utilisation de matériaux adéquats (bois, béton bas carbone…), les constructions tout optimisées, ont aussi une exigence de réversibilité, pour penser à l’après-JO.

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Sources : 
https://www.jll.fr/fr/etudes-recherche/recherche/immobilier-paris-bas-carbone-enjeux-defis
[1] Citation : https://www.lesechos.fr/thema/articles/immobilier-tertiaire-comment-le-grand-paris-veut-devenir-bas-carbone-1886240
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