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Immobilier trop cher : le boom du phénomène « Tanguy »

28/10/2019

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Immobilier trop cher : le boom du phénomène « Tanguy »

Érigé en vrai phénomène de société, le film « Tanguy » d’Étienne Chatillez a contribué à développer une véritable expression autour de ce prénom depuis sa sortie en 2001. Pour rappel, la comédie mettait en scène un trentenaire (joué par Éric Berger), pourtant lancé dans la vie active, qui ne parvenait pas à quitter le giron familial, malgré des parents (Sabine Azéma et André Dussolier), ayant tout imaginé pour le pousser dehors. Aujourd’hui, le phénomène « Tanguy » est une réalité, même si les motivations à rester ne sont pas forcément les mêmes…

60 % des étudiants logés au domicile de leurs parents

En 2018 en France, l’âge moyen du départ du foyer parental était de 23,7 ans, en dessous de la moyenne européenne établie à 26 ans. Aux deux extrémités du tableau des 28 pays de l’UE, on trouve la Suède avec 18,5 ans et la Croatie, avec 31,8 ans.[1] Cette précocité française toute relative risque d’être plombée par le résultat d’une étude révélée par Le Parisien le 4 octobre 2019[2]

Une enquête menée par Open Partners sur le logement des jeunes, confrontée aux résultats d’une autre menée par l’OVE en 2016, dresse un constat sans appel : la propension d’étudiants à rester chez leurs parents ne fait que croître !

En 2016, 30 % des étudiants vivaient encore au domicile parental quand ils sont aujourd’hui 60 % : autrement dit, ils sont deux fois plus nombreux qu’il y a 3 ans à ne pas avoir pris leur indépendance ! L’étude d’Open Partners précise, entre autres choses, que 25 % des actifs de moins de 30 ans ne sont pas encore partis de chez eux.

L’immobilier trop cher, responsable de l’effet « Tanguy »

« Cette augmentation est liée à un phénomène sociétal, le taux d’études augmente notamment, mais aussi à l’accélération de la hausse des prix de l’immobilier ces dernières années », explique Laurent Strichard, président d’Open Partners.2

Si 42 % de personnes interrogées affirment rester chez leurs parents par choix, ce n’est pas le cas pour 25 % d’entre eux qui mettent en avant un manque d’argent. S’ils peuvent participer financièrement à la vie familiale, ce budget, établi à 197 € par mois en moyenne, est loin de celui qu’il leur faudrait pour partir.

Sur ce point, l’étude souligne que la part du budget consacré au logement est de 70 % pour un étudiant : 684 € de ressources mensuelles pour 485 € de loyers en moyenne. À noter que la proportion est meilleure, tout en restant notable (39 %), pour les actifs qui déclarent 1828 € de revenus et 710 € de loyer moyen.

Face à une tendance immobilière à la hausse, les étudiants – pour ne pas être des « Tanguy » – peuvent se tourner vers des villes encore accessibles comme Angers ou La Rochelle, qui, même si les prix augmentent, restent moins chers que Nantes, Bordeaux ou Rennes.

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[1] Source chiffres : https://www.ouest-france.fr/education/etudiant/effet-tanguy-dans-l-immobilier-les-jeunes-resteraient-de-plus-en-plus-longtemps-chez-leurs-parents-6550279

[2] Source : http://www.leparisien.fr/immobilier/immobilier-le-phenomene-des-tanguy-prend-de-l-ampleur-04-10-2019-8165793.php

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