Mis à jour le par Mathieu Bertrand-Demanes, conseil en gestion de patrimoine · carte T n° CPI 4401 2018 000 025 469 (CCI Nantes-Saint-Nazaire) · courtier en assurance ORIAS 24003399
Le déficit foncier naît quand les charges d’une location nue, travaux compris, dépassent les loyers. En 2026, il efface l’impôt et les 17,2 % de prélèvements sociaux sur vos loyers, réduit votre revenu global de 10 700 € par an au plus (21 400 € pour rénover une passoire), puis se reporte dix ans. Il échappe au plafond des niches.
- Définition
- Charges déductibles
- Calcul
- Exemple chiffré
- Plafond de 21 400 €
- Durée de location
- Comparatif
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que le déficit foncier ?
Quand vous louez un logement nu, les loyers que vous encaissez sont des revenus fonciers : ils s’ajoutent à vos autres revenus et sont taxés à votre tranche marginale d’imposition, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour un foyer dans la tranche à 30 %, près de la moitié du loyer net part en impôts. C’est une charge à laquelle on pense rarement au moment d’acheter.
Vous êtes en déficit foncier lorsque les charges de vos locations (travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration, intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurance, frais de gestion…) dépassent les loyers que vous percevez. Ce déficit n’est pas perdu : il efface d’abord l’impôt sur vos loyers, puis vient réduire votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an, et le solde se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes.
C’est l’un des rares mécanismes fiscaux qui ne soit ni une niche plafonnée, ni un dispositif temporaire : il découle de la règle générale de calcul des revenus fonciers. Bien utilisé, il permet d’acheter un bien ancien, de le rénover et de le louer en finançant une partie des travaux par l’économie d’impôt. C’est la stratégie que nous proposons le plus souvent aux foyers imposés à 30 % ou plus qui ont déjà des loyers.
Règles applicables en 2026
- 10 700 €de déficit imputable chaque année sur le revenu global, hors intérêts d’emprunt
- 21 400 €pour la rénovation énergétique d’une passoire (E, F ou G vers A à D), dépenses payées jusqu’au 31/12/2027
- 10 ansde report du solde sur les revenus fonciers des années suivantes
- 3 ansde location à respecter après l’imputation sur le revenu global ; hors plafonnement des niches fiscales
Sources : articles 28 à 33 quinquies et 156 du Code général des impôts ; BOFiP BOI-RFPI-BASE-30.
Comment sont imposés les loyers d’une location nue ?
Les loyers d’une location nue relèvent de l’un des deux régimes suivants. Le déficit foncier n’existe qu’au régime réel.
| Critère | Micro-foncier | Régime réel |
|---|---|---|
| Qui peut l’utiliser | Loyers bruts de 15 000 € par an au plus | Tout le monde, obligatoire au-delà de 15 000 € |
| Calcul du revenu imposable | Loyers moins un abattement forfaitaire de 30 % | Loyers moins les charges réellement payées |
| Déclaration | Montant des loyers sur la déclaration 2042 | Déclaration 2044 détaillée |
| Déficit possible | Non | Oui |
| Durée d’engagement | Aucune | 3 ans quand on choisit le réel par option |
Le micro-foncier s’applique automatiquement si vos loyers ne dépassent pas 15 000 € par an. Vous pouvez y renoncer en déclarant vos revenus au réel sur la déclaration 2044 : l’option vous engage alors pour trois ans. Elle devient intéressante dès que vos charges réelles dépassent 30 % de vos loyers, et indispensable l’année où vous faites des travaux.
Un studio loué 9 000 € par an, avec 4 500 € de charges cette année (intérêts, taxe foncière, assurance et une réfection de salle de bains). Au micro-foncier, le revenu imposable est de 6 300 € (9 000 € moins 30 %). Au réel, il est de 4 500 €. Pour un foyer imposé à 30 %, l’impôt et les prélèvements sociaux passent de −2 974 € à −2 124 € : le réel fait gagner 850 € cette année.
Quelles charges peut-on déduire des loyers ?
Au régime réel, vous déduisez des loyers les dépenses payées dans l’année pour le logement loué. Les principales :
Faites glisser pour voir les six postes →
Les travaux
Entretien, réparation et amélioration : cuisine, salle de bains, électricité, plomberie, isolation, fenêtres, chauffage, ravalement. Pas les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement.
Les intérêts d’emprunt
Intérêts et frais du prêt qui finance l’achat ou les travaux, ainsi que l’assurance emprunteur. Ils ne se déduisent que des revenus fonciers, jamais du revenu global.
Les charges de copropriété
Provisions pour charges et travaux votés, pour la part qui n’est pas récupérable sur le locataire. Une régularisation a lieu l’année suivante.
La taxe foncière
Taxe foncière et taxes annexes, hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères refacturée au locataire.
Les assurances
Assurance propriétaire non occupant, garantie des loyers impayés, assurance du prêt.
Les frais de gestion
Honoraires de l’agence ou de l’administrateur de biens, frais de procédure, et un forfait de 20 € par logement pour les petits frais.
Les dépenses sont déductibles l’année de leur paiement, pas l’année du devis ou de la facture. Les travaux doivent porter sur un logement loué ou destiné à la location. Le prix d’achat, les frais de notaire et les travaux qui créent de la surface ou transforment un local en logement ne sont pas déductibles. La frontière entre amélioration déductible et construction non déductible est la principale source de redressement : nous la vérifions avec vous sur les devis avant l’achat. Le détail figure dans notre chapitre les conditions du déficit foncier.
Nous calculons avec vous l’économie d’impôt et le bon montant de travaux, à partir de votre avis d’impôt. Premier rendez-vous offert.
Comment le déficit foncier réduit-il votre impôt ?
Le déficit s’impute en trois temps, toujours dans le même ordre :
- Il efface d’abord vos loyersLes charges s’imputent sur vos revenus fonciers de l’année, sans limite. Vos loyers ne sont plus imposés, ni à l’impôt sur le revenu, ni aux 17,2 % de prélèvements sociaux.
- Puis il réduit votre revenu globalLe déficit qui reste, hors intérêts d’emprunt, se déduit de vos salaires, pensions ou bénéfices, dans la limite de 10 700 € par an, ou de 21 400 € pour la rénovation énergétique d’une passoire.
- Le solde se reporte dix ansCe qui dépasse le plafond, et le déficit dû aux intérêts, se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes. Il effacera vos loyers futurs.
| Origine du déficit | Imputable sur le revenu global ? | Report |
|---|---|---|
| Intérêts d’emprunt | Non | Sur les revenus fonciers des 10 années suivantes |
| Travaux et autres charges | Oui, jusqu’à 10 700 € par an (21 400 € dans le cas de la rénovation énergétique) | Le surplus, sur les revenus fonciers des 10 années suivantes |
Les intérêts s’imputent en premier sur les loyers. Si vos loyers suffisent à les absorber, tout le reste du déficit provient des autres charges et peut donc réduire votre revenu global. Cette mécanique avantage les investisseurs qui ont déjà des revenus fonciers : chaque euro de loyer effacé leur fait économiser leur taux marginal plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 47,2 % dans la tranche à 30 % et 58,2 % dans la tranche à 41 %. La déduction sur le revenu global, elle, n’économise que le taux marginal.
Le déficit foncier n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an : il s’ajoute sans limite aux autres avantages du foyer.
Combien peut-on économiser ? Exemple chiffré
Un couple imposé dans la tranche à 41 % perçoit déjà 15 000 € de loyers nets par an d’un appartement qu’il loue. Il achète un second appartement ancien à rénover. L’année de l’achat, il paie 60 000 € de travaux, 4 000 € d’intérêts d’emprunt et 1 200 € de taxe foncière et d’assurance. Le bien rénové n’est loué qu’à la fin de l’année : on ne compte pas ses loyers ici.
| Étape | Montant |
|---|---|
| Loyers de l’appartement déjà loué | 15 000 € |
| Intérêts d’emprunt, imputés en premier | −4 000 € |
| Travaux, taxe foncière et assurance | −61 200 € |
| Déficit foncier de l’année | −50 200 € |
| dont imputé sur le revenu global | −10 700 € |
| dont reporté sur les revenus fonciers futurs | −39 500 € |
La première année, les 15 000 € de loyers ne sont plus imposés : l’économie est de 8 730 € (41 % plus 17,2 %). La déduction de 10 700 € sur le revenu global fait gagner 4 387 € de plus. Soit +13 117 € dès la première déclaration.
Les 39 500 € reportés effacent ensuite les loyers des deux appartements les années suivantes, soit environ deux ans de loyers nets : +22 989 € d’impôt et de prélèvements sociaux en moins.
| Bilan | Montant |
|---|---|
| Travaux payés | −60 000 € |
| Économie d’impôt et de prélèvements sociaux, sur trois ans environ | +36 106 € |
| Coût net des travaux | −23 894 € |
Environ 60 % des travaux sont financés par l’économie d’impôt. Le couple dispose d’un appartement rénové, qui se loue mieux, qui ne craint plus l’interdiction de louer les passoires énergétiques, et dont la valeur a augmenté. Avec une tranche à 30 % et sans autres loyers, l’économie serait nettement plus faible : c’est pourquoi le montant des travaux doit toujours être calé sur votre impôt et vos revenus fonciers.
Quand le plafond passe-t-il à 21 400 € ?
Pour accélérer la rénovation des « passoires thermiques », le plafond d’imputation sur le revenu global passe de 10 700 € à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique. La loi de finances pour 2026 a prolongé ce coup de pouce, qui devait s’arrêter fin 2025, jusqu’au 31 décembre 2027. Les conditions :
Faites glisser pour voir les trois conditions →
Un logement classé E, F ou G
Le diagnostic de performance énergétique avant travaux doit classer le logement en E, F ou G.
Un passage en classe A, B, C ou D
Après travaux, un nouveau diagnostic doit justifier d’une classe A à D, au plus tard le 31 décembre 2027.
Des dates à respecter
Le devis doit avoir été accepté à partir du 5 novembre 2022 et les dépenses payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2027.
Seule la part du déficit qui provient des travaux de rénovation énergétique bénéficie du plafond majoré. L’avantage est repris si vous ne produisez pas le diagnostic après travaux. Le plafond majoré se cumule avec la mécanique classique : les loyers sont d’abord effacés sans limite, puis le revenu global est réduit dans la limite de 21 400 €.
Ce plafond tombe au bon moment. Le calendrier de sortie des logements énergivores du marché locatif est voté : les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location depuis 2025, les F suivront en 2028 et les E en 2034. Un logement mal classé s’achète souvent moins cher ; le rénover avec l’aide du déficit foncier en fait un bien louable durablement.
Combien de temps faut-il louer le bien ?
L’imputation du déficit sur le revenu global est définitivement acquise à une condition : le logement doit rester loué nu jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l’imputation. Si vous vendez avant, si vous reprenez le logement pour vous ou si vous le louez meublé, les déficits imputés sur le revenu global sont réintégrés dans le revenu des années concernées.
Cette remise en cause n’a pas lieu en cas de licenciement, d’invalidité grave ou de décès du contribuable ou de son conjoint. Après une remise en cause, le Conseil d’État a jugé (CE, 26 avril 2017, n° 400441) que les déficits réintégrés ne sont pas perdus : ils peuvent s’imputer sur les revenus fonciers de l’année où ils sont nés, puis se reporter sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ils resteront donc utiles si vous avez d’autres locations nues.
En pratique, un projet en déficit foncier se pense sur au moins cinq ans : l’année des travaux, puis trois années complètes de location. Si vous envisagez de passer ensuite en location meublée, attendez la fin de cette période.
Quels sont les avantages et les limites du déficit foncier ?
| Les atouts | Les limites |
|---|---|
| Hors plafonnement des niches fiscales | Location nue obligatoire pendant au moins trois ans après l’imputation |
| Pas de plafond de loyer ni de ressources du locataire | Imputation sur le revenu global limitée à 10 700 € par an (21 400 € en rénovation énergétique) |
| Pas de zone géographique imposée | Les intérêts d’emprunt ne réduisent pas le revenu global |
| Efface aussi les prélèvements sociaux sur les loyers | Les travaux doivent être payés avant de produire l’économie |
| Un bien rénové, mieux classé, plus facile à louer et à revendre | Les travaux déduits ne viennent pas augmenter le prix d’achat pour le calcul de la plus-value |
Ce dernier point mérite d’être anticipé : à la revente, les travaux déjà déduits des loyers ne peuvent pas être ajoutés au prix d’achat pour réduire la plus-value imposable. Après 22 ans de détention, la plus-value est exonérée d’impôt sur le revenu, et après 30 ans de prélèvements sociaux. Le détail est dans notre chapitre avantages et limites du déficit foncier.
Pour qui le déficit foncier est-il intéressant ?
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Vous avez déjà des loyers
Des revenus fonciers imposés au réel ou au micro-foncier : le déficit les efface en priorité, à votre taux marginal plus 17,2 %.
Vous êtes imposé à 30 % ou plus
Plus votre tranche est élevée, plus chaque euro de travaux rapporte. À 11 %, l’intérêt est faible.
Vous acceptez la location nue
Le bien doit être loué vide au moins trois ans après l’imputation. Le passage en meublé peut venir ensuite.
Vous aimez l’ancien
Un bien bien situé, à rénover, souvent mieux placé et moins cher au m² que le neuf, que vous faites remettre à niveau.
Vous avez une capacité de financement
Les travaux se paient avant l’économie d’impôt : il faut un apport ou un financement qui couvre ce décalage.
Vous visez le long terme
Le patrimoine se constitue sur dix ans ou plus : loyers, valorisation du bien rénové, puis revente ou transmission.
Pour estimer votre enveloppe, utilisez notre simulateur d’enveloppe d’investissement, qui calcule le plan de financement, la mensualité et le rendement, et notre simulateur de budget travaux.
Un conseiller vous présente des biens, fait chiffrer les travaux et simule votre économie d’impôt, sur place ou en visio.
Déficit foncier, Malraux, LMNP ou Jeanbrun : que choisir ?
| Critère | Déficit foncier | Malraux | LMNP | Jeanbrun neuf |
|---|---|---|---|---|
| Mécanisme | Charges et travaux déduits des loyers, puis du revenu global | Réduction d’impôt de 22 ou 30 % des travaux | Amortissement qui neutralise l’impôt sur les loyers | Amortissement de 3,5 à 5,5 % par an de 80 % du prix |
| Type de bien | Ancien à rénover | Immeuble ancien en centre protégé | Meublé, neuf ou ancien | Logement neuf |
| Loyer | Libre | Libre | Libre | Plafonné |
| Durée | 3 ans de location après l’imputation | 9 ans | Aucune | 9 ans |
| Idéal si | Loyers existants, tranche de 30 % ou plus | Impôt de 10 000 € par an ou plus | Revenus locatifs peu imposés recherchés | Achat dans le neuf, tranche de 30 % ou plus |
Ces stratégies se combinent souvent : un déficit foncier pour effacer les loyers existants, puis un passage en meublé à l’issue des trois ans, ou un Malraux en complément pour un foyer très imposé. Voir nos pages loi Malraux, location meublée et Jeanbrun, ou l’ensemble des dispositifs de défiscalisation.
Comment vous accompagnons-nous ?
Un déficit foncier réussi tient à trois choses : un bien bien acheté, des travaux justes, chiffrés avant l’achat, et un calendrier de paiement calé sur votre impôt. Nous recherchons et sélectionnons avec vous des biens anciens à rénover à Nantes, Rennes, Angers et dans l’Ouest. Nous faisons chiffrer les travaux par des entreprises avant l’achat, pour que le prix de revient soit connu dès le départ, et nous suivons le chantier jusqu’à la mise en location.
- Un bilan fiscalRevenus fonciers, tranche marginale, impôt, épargne : nous mesurons l’économie possible et le bon montant de travaux.
- La recherche du bienEmplacement, état, diagnostic énergétique, loyer de marché : nous écartons les biens qui ne tiennent pas la route.
- Le chiffrage et le calendrierDevis avant l’achat, répartition des paiements sur une ou deux années pour optimiser l’imputation.
- Le suivi jusqu’à la locationSuivi des travaux, assurance emprunteur que nous plaçons en tant que courtier, mise en location.
Notre rémunération est versée par nos partenaires ou l’assureur et elle est comprise dans le prix. La rédaction des actes relève du notaire. Le premier rendez-vous est offert.
Où faire du déficit foncier à Nantes, Rennes ou Angers ?
Ces trois villes ont un parc ancien important, dont une bonne partie doit être rénovée pour rester louable, et une demande locative solide portée par les étudiants et les actifs. Nous y détaillons les quartiers, les prix et un exemple chiffré :
Où trouver le détail de chaque règle ?
Notre guide reprend chaque règle en détail, chapitre par chapitre : définition, conditions, travaux éligibles, avantages et limites.
- Le guide complet du déficit foncier
- Les conditions du déficit foncier
- Avantages et limites du déficit foncier
Questions fréquentes sur le déficit foncier
Qu’est-ce que le déficit foncier ?
C’est la situation d’un propriétaire bailleur dont les charges de location nue (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurance, gestion) dépassent les loyers. Le déficit efface l’impôt sur les loyers, réduit le revenu global jusqu’à 10 700 € par an et se reporte dix ans sur les revenus fonciers.
Quel est le plafond du déficit foncier en 2026 ?
Le déficit est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Ce plafond passe à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique qui font passer un logement de la classe E, F ou G à la classe A, B, C ou D, pour les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2027. Sur les revenus fonciers, il n’y a pas de limite.
Peut-on faire du déficit foncier au micro-foncier ?
Non. Il faut déclarer ses revenus fonciers au régime réel, sur la déclaration 2044. Si vos loyers ne dépassent pas 15 000 € par an, vous pouvez opter pour le réel : l’option vous engage pour trois ans.
Les intérêts d’emprunt créent-ils un déficit imputable sur le revenu global ?
Non. Les intérêts ne se déduisent que des revenus fonciers. La part du déficit qu’ils génèrent se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Combien de temps faut-il louer le bien ?
Le logement doit rester loué nu jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit l’imputation du déficit sur le revenu global. Sinon, l’avantage est repris, sauf licenciement, invalidité ou décès.
Le déficit foncier entre-t-il dans le plafonnement des niches fiscales ?
Non. Il découle des règles de calcul des revenus fonciers et n’est pas soumis au plafond global de 10 000 € par an.
Peut-on faire du déficit foncier dans le neuf ?
Non, en pratique. Il repose sur des travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration, qui concernent l’ancien. Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles.
Quelle économie peut-on attendre ?
Elle dépend de votre tranche d’imposition et de vos loyers existants. Chaque euro de loyer effacé économise votre taux marginal plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; chaque euro déduit du revenu global économise votre taux marginal. Dans notre exemple, à 41 %, environ 60 % des travaux sont financés par l’économie d’impôt.
- Le guide du déficit foncier
- Le déficit foncier à Nantes
- Calculer la rentabilité d’un investissement locatif
- Comprendre sa tranche d’imposition
- Tous les dispositifs de défiscalisation
- Service-public.gouv.fr : déficit foncier
- impots.gouv.fr : les travaux déductibles d’un logement loué
- BOFiP : revenus fonciers (BOI-RFPI-BASE-30)
- Légifrance : loi de finances pour 2026
Articles 28 à 33 quinquies et 156 du Code général des impôts.
Informations générales, à jour en octobre 2026, qui ne constituent pas une consultation fiscale ou juridique. Les exemples chiffrés sont illustratifs et simplifiés ; les règles citées peuvent évoluer. Bertrand-Demanes Finances est courtier en assurance, inscrit à l’ORIAS sous le n° 24003399 (www.orias.fr).