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Prévoyance du chef d'entreprise

Prévoyance du dirigeant 2026 si vous vous arrêtez, combien vous manque-t-il ?

En arrêt de travail, un dirigeant touche au mieux 49 % de son revenu par le régime obligatoire, après 3 jours sans rien, et pas un euro pour les charges de son entreprise. Calculez ce qu'il vous manquerait, jour par jour, avec les barèmes 2026.

  • Barèmes 2026 de l'Assurance maladie
  • Résultat en une minute
  • Courtier inscrit à l'ORIAS

Barèmes 2026 vérifiés le par Mathieu Bertrand-Demanes

Si vous vous arrêtez, combien de temps tenez-vous ?

Une minute. Le calcul montre ce que vous verserait vraiment votre régime obligatoire pendant un arrêt de travail, et ce qu'il vous manquerait chaque mois, à vous et à votre entreprise.

1Ce que vous gagnez
Vous êtes auto-entrepreneur ? Le simulateur arrêt maladie auto-entrepreneur compare ce qu'il vous reste en activité et en arrêt, après cotisations et impôt.
Moyenne des 3 dernières années, celui sur lequel vous cotisez
€ / an
Moyenne des 3 derniers mois. 0 si vous vous payez seulement en dividendes
€ / mois
Indiquée sur votre avis d'impôt (taux marginal). Les indemnités journalières sont imposables, sauf affection de longue durée
2Ce dont vous avez besoin chaque mois
Ce qu'il vous faut pour vivre, par mois
€ / mois
Loyer, salaires, crédits, leasings : ce qui tombe même sans activité, moins ce que l'entreprise encaisse encore sans vous
€ / mois
Elles continuent pendant l'arrêt : les acomptes Urssaf et de votre caisse sont calculés sur vos revenus passés. Laissez vide pour une estimation
€ / mois
3Ce que vous avez déjà
Indemnité par jour d'arrêt. 0 si vous n'en avez pas ou ne savez pas
€ / jour
C'est écrit dans vos conditions particulières
Livrets, trésorerie personnelle disponible
€
Si vous tombez malade demain, votre épargne tient
—

Il vous faut chaque mois—vos besoins et les charges de l'entreprise
En arrêt, vous touchez—par mois, net de CSG, CRDS et impôt, une fois passés les 3 jours de carence

Le calcul, jour par jour

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Mathieu Bertrand-Demanes vous rappelle, compare les contrats de prévoyance et l'assurance de vos prêts.

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Estimation indicative, à partir des chiffres saisis et des règles publiées par l'Assurance maladie pour 2026 : indemnités du régime obligatoire nettes de CSG et CRDS (6,7 %) et de l'impôt à votre tranche, indemnité de votre contrat prise telle que vous la saisissez, mois de 30 jours, calcul sur 24 mois au plus. Elle ne remplace pas le calcul de votre caisse. Les garanties et les tarifs d'un contrat dépendent d'une étude personnalisée. Cabinet Bertrand-Demanes, 13 rue Bias, 44000 Nantes, 02 28 21 08 00. Bertrand-Demanes Finances, courtier en assurance, ORIAS 24003399.

Sommaire
  1. Qu'est-ce que la prévoyance du dirigeant ?
  2. Ce que verse l'Assurance maladie en 2026
  3. Pourquoi le régime obligatoire ne suffit pas
  4. Calculer ce qu'il vous manque
  5. Trois exemples chiffrés
  6. Ce que couvre un contrat
  7. Vérifier un contrat existant
  8. Choisir sa franchise
  9. Le coût réel après déduction
  10. Micro-entrepreneur et président de SAS
  11. Faire le point avec le cabinet

Article mis à jour le par Mathieu Bertrand-Demanes

Qu'est-ce que la prévoyance du dirigeant ?

La prévoyance du dirigeant regroupe les contrats qui protègent un chef d'entreprise, sa famille et sa société quand il ne peut plus travailler : arrêt de travail pour maladie ou accident, invalidité, décès. Elle complète ce que verse le régime obligatoire, l'Assurance maladie, qui ne remplace qu'une partie du revenu et ne s'occupe jamais des charges de l'entreprise.

Un salarié bénéficie le plus souvent d'une prévoyance collective mise en place par son employeur, et d'un maintien de salaire pendant les premiers mois. Un artisan, un commerçant, un gérant majoritaire ou un professionnel libéral n'a rien de tout cela : sa protection, il doit l'organiser lui-même. C'est aussi vrai pour le président de SAS qui se rémunère peu, ou seulement en dividendes.

La question n'est donc pas « faut-il une prévoyance ? », mais « combien me manquerait-il, et pendant combien de temps ? ». C'est ce que calcule l'outil en haut de cette page, jour par jour.

Que verse l'Assurance maladie à un dirigeant en arrêt de travail en 2026 ?

Le montant dépend de votre statut. Dans tous les cas, les indemnités journalières démarrent après un délai de carence de 3 jours, sans aucune indemnité pendant ces trois jours.

Indemnités journalières maladie des dirigeants en 2026 (Assurance maladie), montants bruts
StatutCalculAu plus par jour
Artisan, commerçant, gérant majoritaire1/730 du revenu moyen des 3 dernières années, retenu jusqu'à 48 060 €. Rien sous 4 582 €.65,84 €
Profession libérale (hors avocat)1/730 du revenu moyen, retenu jusqu'à 3 fois 48 060 €. Du 4e au 90e jour.197,51 €
Président de SAS ou SASU salarié50 % du salaire, plafonné à 1,4 SMIC. Rien sans salaire.42,97 €
Micro-entrepreneurChiffre d'affaires après abattement (71, 50 ou 34 %), puis les règles de l'artisan ou du libéral.Selon l'activité

Montants bruts, avant CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %). Le plafond annuel de la Sécurité sociale est de 48 060 € en 2026. Les avocats relèvent d'un régime à part, non détaillé ici.

Artisans, commerçants et gérants majoritaires

L'indemnité vaut 1/730 de votre revenu professionnel moyen des trois dernières années, celui sur lequel vous cotisez. Concrètement, pour 40 000 € de revenu, elle atteint 54,79 € par jour, soit environ 1 644 € par mois. Le revenu est retenu dans la limite de 48 060 € : au-delà, l'indemnité reste bloquée à 65,84 € par jour, que vous gagniez 50 000 € ou 150 000 €. Sous 4 582 € de revenu moyen, rien n'est versé. Le gérant majoritaire de SARL ou d'EURL relève des mêmes règles.

Professions libérales

Depuis 2021, les libéraux du régime commun sont indemnisés par l'Assurance maladie : 1/730 du revenu moyen, retenu jusqu'à trois fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 197,51 € par jour au plus. Mais seulement du 4e au 90e jour. Au-delà, c'est la caisse de retraite et de prévoyance de chaque profession qui prend le relais, avec ses propres règles, ses propres délais et ses propres montants : à vérifier auprès d'elle.

Présidents de SAS et SASU

Le président de SAS est assimilé salarié. Il touche 50 % de son salaire journalier de base, calculé sur ses trois derniers mois de salaire, retenu dans la limite de 1,4 SMIC. L'indemnité plafonne à 42,97 € par jour depuis juillet 2026. Le point que beaucoup découvrent trop tard : sans salaire, aucune indemnité. Un président qui se rémunère uniquement en dividendes ne cotise pas pour des indemnités journalières.

Pourquoi le régime obligatoire ne suffit-il pas ?

Trois raisons, qui s'additionnent.

  • Il remplace au mieux la moitié du revenu. L'indemnité vaut 1/730 du revenu annuel par jour, soit environ 49 % du revenu sur un mois. Au-delà des plafonds, la part remplacée chute : un artisan qui gagne 80 000 € ne retrouve que 30 % de son revenu.
  • Il ne couvre jamais l'entreprise. Pendant votre arrêt, le loyer, les salaires, les leasings et les échéances de prêt continuent de tomber, alors que le chiffre d'affaires baisse. Aucune indemnité de l'Assurance maladie n'y est consacrée.
  • Il laisse des trous dans le temps. Trois jours de carence pour tous, et pour un libéral, plus rien de l'Assurance maladie après le 90e jour.

Le dirigeant comble alors avec son épargne, puis avec la trésorerie de l'entreprise. Le calcul consiste à savoir combien de temps cela tient.

Comment calculer ce qu'il vous manque en cas d'arrêt ?

Le calcul se fait en quatre étapes, par jour, parce que c'est ainsi que l'Assurance maladie et les contrats de prévoyance indemnisent.

  • Ce que vous gagnez : votre revenu mensuel divisé par 30.
  • Ce qu'il vous faut : vos besoins personnels du mois (logement, crédits, vie de la famille) et les charges fixes de l'entreprise, moins ce qu'elle encaisse encore sans vous. Le tout divisé par 30.
  • Ce que verse le régime obligatoire : l'indemnité journalière de votre statut, à partir du 4e jour.
  • Ce qu'il vous manque : ce qu'il vous faut, moins ce qui est versé. Multiplié par 30, c'est le manque mensuel. Rapporté à votre épargne disponible, c'est le nombre de mois que vous tenez.

L'outil de cette page fait ces quatre étapes pour vous, avec les barèmes 2026. Il vous suffit de connaître votre revenu, vos besoins du mois et les charges fixes de votre entreprise. Faire le calcul

Trois exemples chiffrés

Les trois cas ci-dessous sont des exemples types, calculés avec les règles 2026 de l'Assurance maladie, pour un arrêt maladie de 3 mois.

Un artisan à 45 000 € de revenu

Revenu : 45 000 € par an, soit 3 750 € par mois. Besoins personnels : 3 500 € par mois. Charges fixes de l'entreprise : 2 000 € par mois. Épargne disponible : 10 000 €.

Il lui faut 5 500 € par mois, soit 183 € par jour. L'Assurance maladie verse 61,64 € par jour, soit 49 % de son revenu. Il lui manque 122 € par jour, environ 3 650 € par mois.

Sur les 3 premiers mois, il manque − 11 138 €. Son épargne de 10 000 € tient 2 mois.

Une libérale à 90 000 € de revenu

Revenu : 90 000 € par an, soit 7 500 € par mois. Besoins personnels et charges du cabinet : 6 000 € par mois, soit 200 € par jour.

L'Assurance maladie verse 123,29 € par jour du 4e au 90e jour. Il manque 77 € par jour, environ 2 300 € par mois. Sur les 3 premiers mois, le manque atteint − 7 274 €.

À partir du 91e jour, l'Assurance maladie ne verse plus rien : il manque 6 000 € par mois, sauf ce que verse sa caisse professionnelle.

Un président de SAS payé en dividendes

Salaire : aucun, rémunération en dividendes. Besoins personnels et charges fixes de la société : 5 000 € par mois.

L'Assurance maladie ne verse rien. Il manque − 5 000 € par mois dès le premier jour.

Avec un salaire de 2 500 € brut par mois, il toucherait 41,10 € par jour : le manque descendrait à environ 3 770 € par mois.

Que couvre un contrat de prévoyance du dirigeant ?

Un contrat se construit garantie par garantie, selon ce qui manque. Les principales :

  • Les indemnités journalières : un montant par jour d'arrêt, après une franchise que vous choisissez. Selon le contrat, il s'ajoute à ce que verse le régime obligatoire (« en complément ») ou il en déduit ce montant (« sous déduction »).
  • La rente d'invalidité : un revenu versé si vous ne pouvez plus exercer votre métier, partiellement ou totalement. La définition de l'invalidité, appréciée selon votre profession ou selon toute activité, change beaucoup la valeur du contrat.
  • Le capital ou la rente en cas de décès : pour votre conjoint et vos enfants, et pour rembourser les dettes personnelles.
  • Les frais généraux : des contrats spécifiques remboursent les charges fixes de l'entreprise pendant votre arrêt (loyer, salaires, leasings), dans la limite de ce qui est prouvé par la comptabilité. L'indemnité est versée à l'entreprise, souvent pendant 12 à 24 mois au plus. Ce contrat complète la prévoyance, il ne la remplace pas : l'une protège votre revenu, l'autre votre entreprise.
  • L'assurance de vos prêts professionnels : à la création ou au rachat d'une société, la quotité assurée sur votre tête, la franchise et la définition de l'invalidité décident de ce que la banque prendra en charge.
  • La garantie entre associés : un capital qui permet aux associés de racheter les parts de celui qui ne peut plus travailler, ou à sa famille de les vendre à leur juste prix.

Les garanties, les exclusions et le tarif dépendent de votre âge, de votre métier, de votre état de santé et de l'assureur. Deux contrats au même prix peuvent indemniser très différemment le même arrêt.

Comment vérifier un contrat de prévoyance que vous avez déjà ?

Beaucoup de dirigeants ont signé un contrat à leur installation et ne l'ont jamais relu. Le montant par jour ne suffit pas à le juger : ces huit points, écrits dans les conditions générales et particulières, font la différence le jour où vous vous arrêtez.

  1. En complément ou sous déduction du régime obligatoire. Un artisan à 40 000 € de revenu reçoit 54,79 € par jour de l'Assurance maladie. Avec un contrat de 100 € par jour « sous déduction », l'assureur ne lui verse que 45,21 € tant que la caisse paie. « En complément », il touche les 100 € en plus.
  2. Les franchises. Elles sont souvent différentes en cas de maladie, d'accident et d'hospitalisation.
  3. La définition de l'invalidité. Est-elle appréciée sur votre métier ou sur toute activité, et à partir de quel taux la rente est-elle versée ? Selon les contrats, ce seuil va de 15 % à 66 %.
  4. Le burn-out et le mal de dos. Ils sont couverts, exclus, ou couverts seulement après une hospitalisation.
  5. Le mi-temps thérapeutique. Une reprise à temps partiel est-elle encore indemnisée ?
  6. L'exonération des cotisations pendant que le contrat vous indemnise.
  7. Le montant assuré face à votre revenu. L'assureur peut vérifier vos revenus au moment de l'arrêt : assurer plus que ce que vous déclarez coûte plus cher sans rien vous garantir de plus.
  8. Les frais généraux. Sont-ils couverts, pendant combien de mois, et avec quel délai d'attente après la souscription ?

Si vous ne trouvez pas ces réponses, envoyez-nous vos documents : nous les lisons avec vous et nous vous disons ce qui manque.

Comment choisir la franchise de son contrat ?

La franchise est le nombre de jours d'arrêt pendant lesquels le contrat ne verse rien. Plus elle est longue, moins la prime est chère. Le bon choix dépend de votre épargne de précaution : si elle vous permet de tenir un mois, une franchise de 30 jours a du sens ; si elle tient à peine quinze jours, une franchise courte vous protège mieux.

C'est le rôle du résultat « vous tenez N mois » de l'outil : il vous dit jusqu'où votre épargne couvre le manque, donc à partir de quand le contrat doit prendre le relais. La plupart des contrats fixent trois franchises : maladie, accident et hospitalisation. Une formule « 15/3/3 », par exemple, ne verse rien pendant 15 jours en cas de maladie, et seulement 3 jours en cas d'accident ou d'hospitalisation. C'est un point à comparer d'un contrat à l'autre.

Combien coûte vraiment une prévoyance après déduction ?

Pour un travailleur non salarié (artisan, commerçant, libéral, gérant majoritaire), les cotisations d'un contrat de prévoyance dit Madelin se déduisent du bénéfice imposable. La limite : 3,75 % du bénéfice plus 7 % du plafond de la Sécurité sociale, sans dépasser 3 % de huit fois ce plafond, soit 11 534 € en 2026. Ce plafond est commun avec la mutuelle et les autres contrats Madelin.

Exemple : un artisan à 60 000 € de bénéfice, dans la tranche d'imposition à 30 %. Plafond de déduction : 2 250 € + 3 364 € = 5 614 € par an.

Une prime de 100 € par mois, soit 1 200 € par an, lui fait économiser environ 360 € d'impôt sur le revenu. Elle lui coûte en réalité 840 € par an, 70 € par mois.

Estimation sur l'impôt sur le revenu seul. Si les primes sont déduites, les indemnités versées par le contrat peuvent être imposables : à voir avec votre expert-comptable.

Micro-entrepreneur, président de SAS : quels cas particuliers ?

Le micro-entrepreneur est indemnisé sur son chiffre d'affaires après abattement : 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 34 % pour les activités libérales. Avec 60 000 € de chiffre d'affaires en prestations de services, le revenu retenu n'est que de 30 000 €, et l'indemnité de 41,10 € par jour. Et la prime d'un contrat de prévoyance ne se déduit pas : en micro, son coût réel est son prix.

Seuil de chiffre d'affaires minimum, moins de 12 mois d'activité, consultant ou formateur, salarié et auto-entrepreneur à la fois : tous ces cas, avec un simulateur qui compte aussi les cotisations et l'impôt, sont détaillés sur la page arrêt maladie auto-entrepreneur.

Le président de SAS dépend du salaire qu'il se verse. Payé en dividendes, il n'a ni indemnités journalières, ni déduction Madelin. La société peut mettre en place un contrat collectif dont elle paie les cotisations, traitées dans ses comptes : c'est souvent la solution la plus efficace, à construire avec l'expert-comptable.

Pourquoi faire le point avec son expert-comptable et le cabinet ?

Votre expert-comptable connaît votre revenu réel, vos charges fixes et votre trésorerie : avec lui, le calcul est juste en une minute. Le Cabinet Bertrand-Demanes, via Bertrand-Demanes Finances, courtier en assurance inscrit à l'ORIAS, compare ensuite les contrats de plusieurs assureurs : indemnités journalières, invalidité, frais généraux, assurance des prêts professionnels. Votre expert-comptable reçoit une copie de ce qui est mis en place.

Cette protection fait partie d'une stratégie plus large : préparer la retraite avec un PER individuel, constituer une épargne disponible avec l'assurance-vie, investir dans l'immobilier.


Sources officielles

Vos questions sur la prévoyance du dirigeant

Les questions que posent le plus souvent les chefs d'entreprise. Pour votre situation, l'échange de 30 minutes est offert.

Combien touche un artisan ou un commerçant en arrêt maladie en 2026 ?

L'Assurance maladie verse une indemnité journalière égale à 1/730 du revenu professionnel moyen des trois dernières années, retenu dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). Elle atteint au plus 65,84 € par jour, après un délai de carence de 3 jours. Sous 4 582 € de revenu annuel moyen, rien n'est versé. Un gérant majoritaire de SARL relève des mêmes règles.

Et une profession libérale ?

Pour les professions libérales du régime commun (hors avocats), l'indemnité vaut aussi 1/730 du revenu moyen, retenu jusqu'à trois fois le plafond de la Sécurité sociale, soit au plus 197,51 € par jour. Elle est versée du 4e au 90e jour d'arrêt. Au-delà, c'est la caisse de retraite et de prévoyance de chaque profession qui prend le relais, selon ses propres règles.

Un président de SAS est-il mieux couvert ?

Le président de SAS est assimilé salarié : il touche 50 % de son salaire journalier de base, calculé sur un salaire plafonné à 1,4 SMIC, soit au plus 42,97 € par jour depuis juillet 2026, après 3 jours de carence. S'il se rémunère seulement en dividendes, il ne cotise pas et ne touche aucune indemnité journalière.

La prévoyance d'un travailleur non salarié est-elle déductible ?

Oui, dans le cadre Madelin : les cotisations de prévoyance d'un travailleur non salarié se déduisent de son bénéfice dans la limite de 3,75 % de ce bénéfice plus 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, sans dépasser 3 % de huit fois ce plafond. Ce plafond est commun avec la mutuelle et les autres contrats Madelin. Un micro-entrepreneur ne peut rien déduire.

Que couvre un contrat de prévoyance du dirigeant ?

Selon les garanties choisies : des indemnités journalières qui complètent celles du régime obligatoire, une rente en cas d'invalidité, un capital ou une rente pour la famille en cas de décès. Des contrats spécifiques prennent aussi en charge les frais généraux de l'entreprise pendant l'arrêt. Les garanties et le tarif dépendent de votre âge, de votre métier et de votre état de santé.

Pourquoi faire ce calcul avec son expert-comptable ?

Votre expert-comptable connaît votre revenu réel, vos charges fixes et votre trésorerie. Avec lui, le calcul devient précis en une minute. Le Cabinet Bertrand-Demanes compare ensuite les contrats et vous rappelle, et votre expert-comptable reçoit une copie de ce qui est mis en place.

Étude de votre protection offerte

Votre protection est-elle à la hauteur ?

Prévoyance, frais généraux, assurance de vos prêts professionnels : nous regardons ce que vous avez déjà, ce qui manque, et ce que cela coûte vraiment après déduction.

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