Investir pas à pas

Vendre ou sortir d'un dispositif

Fiscalité, épargne & retraiteTous nos simulateurs

Voir les 12 simulateurs
Conseils d'investissement

Épargne face à l’inflation : que faire de l’argent qui dort en 2026 ?

5 min de lecture

Expertise validée par

Mathieu Bertrand-Demanes

Publié le

Épargne face à l’inflation : que faire de l’argent qui dort en 2026 ?

Votre épargne face à l’inflation perd du terrain en 2026. Les prix ont augmenté de 3,1 % sur un an en septembre, selon l’Insee, alors que le livret A rapporte 1,7 % depuis le 1er août. L’écart, environ 1,4 point, c’est du pouvoir d’achat qui s’en va chaque année sur l’argent laissé sur les livrets.

Pourquoi l’inflation revient en 2026

Cette hausse vient d’abord de l’énergie. En septembre 2026, les prix de l’énergie ont progressé de 21,3 % sur un an, et ceux des produits pétroliers de 36,2 %, d’après l’Insee. Hors énergie et produits les plus volatils, l’inflation dite sous-jacente reste à 1,5 %. Autrement dit, ce n’est pas une flambée générale, mais un choc qui pèse sur les budgets et sur le moral.

Le moral, justement, est en berne. L’indicateur de confiance des ménages de l’Insee est à 86 en septembre, contre 100 en moyenne de longue période. La crainte du chômage atteint 55, pour une moyenne de 33. Et les ménages jugent toujours opportun d’épargner : le solde est à 44, très au-dessus de sa moyenne. On le voit en rendez-vous : beaucoup de nos clients mettent de côté, mais ne savent plus très bien où.

Indicateur Valeur Période
Inflation sur un an (Insee) 3,1 % septembre 2026
Taux du livret A et du LDDS 1,7 % depuis le 1er août 2026
Indice de référence des loyers (Insee) +1,15 % sur un an 2e trimestre 2026
Confiance des ménages (Insee) 86 (moyenne 100) septembre 2026

Combien coûte l’inflation à une épargne qui dort ?

Prenons 10 000 € sur un livret A. Dans un an, vous aurez 10 170 €. Mais avec 3,1 % d’inflation, il faudra 10 310 € pour acheter ce que 10 000 € achètent aujourd’hui. Vous perdez l’équivalent d’environ 140 € de pouvoir d’achat sur l’année, sans avoir rien dépensé. Sur 100 000 €, c’est environ 1 400 €.

Ce calcul a ses limites. L’inflation de septembre ne dit pas ce que sera celle des prochaines années. Si elle redescend vers l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne, l’écart avec le livret A se réduira. Et une épargne de précaution doit rester disponible, quoi qu’il arrive : on ne sort pas d’un livret l’argent dont on aura besoin dans six mois.

Le vrai sujet, c’est l’argent qui dépasse cette réserve. Celui qu’on garde « au cas où », parfois depuis des années, et qui n’a aucun projet attaché.

L’immobilier locatif protège-t-il vraiment de l’inflation ?

En partie, et pour des raisons précises. Ce n’est pas une garantie, et il faut le dire franchement : la valeur d’un bien peut baisser, et elle a baissé dans plusieurs grandes villes ces dernières années.

Le crédit à taux fixe joue pour vous. Votre mensualité ne bouge pas pendant toute la durée du prêt, alors que les prix montent. Avec 2 % d’inflation par an, une mensualité de 1 000 € pèse dans dix ans comme 820 € d’aujourd’hui. Vous remboursez avec des euros qui valent moins. C’est l’un des rares engagements qui s’allègent quand l’inflation monte.

Le loyer peut suivre, avec retard. Si le bail le prévoit, le loyer est révisé une fois par an selon l’indice de référence des loyers. Cet indice suit les prix, mais avec un décalage : au deuxième trimestre 2026, il n’augmentait que de 1,15 % sur un an. Le loyer rattrape donc l’inflation, il ne la devance pas.

La fiscalité ne dépend pas de la conjoncture. Dans l’ancien avec travaux, loué nu, les travaux créent un déficit foncier. Il s’impute sur vos autres loyers, puis jusqu’à 10 700 € par an sur votre revenu global. Dans la tranche à 30 %, ces 10 700 € représentent jusqu’à 3 210 € d’impôt en moins, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux évités si vous avez déjà des revenus fonciers. En contrepartie, le bien doit rester loué nu jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit.

Il y a un revers, et il compte en ce moment. La Banque centrale européenne a relevé ses taux en juin puis en septembre 2026, et les banques répercutent la hausse sur le crédit immobilier. Chaque hausse de taux réduit ce que vous pouvez emprunter pour une même mensualité. Attendre que le calme revienne a donc aussi un coût.

Ce que nous regardons avant de déplacer une épargne

Avec nos clients, nous suivons toujours le même ordre. D’abord, la réserve de sécurité : en général plusieurs mois de dépenses, gardés sur les livrets. Ensuite, l’épargne qui rapporte le moins, parce que c’est elle qui sert d’apport en priorité. Un plan d’épargne logement ancien à bon taux, par exemple, vaut souvent mieux que d’être cassé. Enfin, la capacité d’emprunt, recalculée aux taux du jour.

Nous l’avons détaillé dans un cas type : 197 000 € d’épargne et 11 % d’impôt, par où commencer ? L’apport y vient de l’épargne la moins rémunérée, et un bien ancien rénové est loué nu.

Un projet immobilier ne se décide pas sur un chiffre d’inflation. Il se décide sur un bien précis, un financement qui tient dans votre budget et un rendement calculé hors frais d’agence, sur la durée. C’est ce que nous faisons pour investir dans l’ancien à Nantes, Rennes, Angers et dans tout le Grand Ouest. Avant de déplacer votre épargne, faites chiffrer ce qu’elle vous coûte à rester où elle est, et ce qu’un projet vous coûterait vraiment chaque mois.

Questions fréquentes

Faut-il vider son livret A quand l’inflation dépasse son taux ?

Non. Le livret A reste la place de l’épargne de précaution : disponible tout de suite, sans impôt ni prélèvements sociaux. Ce qui se discute, c’est l’argent au-delà de cette réserve, qui n’a pas de projet attaché.

Le loyer augmente-t-il automatiquement avec l’inflation ?

Non. La révision annuelle n’est possible que si le bail contient une clause prévue à cet effet, et la hausse est limitée à la variation de l’indice de référence des loyers. Au deuxième trimestre 2026, cet indice progressait de 1,15 % sur un an, bien moins que les prix.

Avec des taux qui remontent, vaut-il mieux attendre pour investir ?

Personne ne sait où seront les taux dans un an. Ce qu’on sait, c’est qu’une hausse réduit la capacité d’emprunt et qu’un crédit signé à taux fixe ne bouge plus ensuite. La bonne question est donc celle du projet : le bien, son rendement et l’effort mensuel qu’il vous demande aux conditions du jour.

Sources : Insee, prix à la consommation, septembre 2026 ; Insee, confiance des ménages, septembre 2026 ; Insee, indice de référence des loyers, 2e trimestre 2026.

Cet article est publié à titre d’information et ne remplace pas un conseil adapté à votre situation.

Étude personnalisée · premier rendez-vous offert

Appliquons cet article à votre situation

  • Nous partons de votre avis d'impôt et de vos projets.
  • Nous chiffrons les options possibles, année par année.
  • Vous repartez avec une recommandation claire, sans engagement.

5/5 · 52 avis Google

Réserver un créneau

ou appelez le 02 28 21 08 00
Au cabinet ou en visio